30.12.2005
La vérité nue, film américain de Atom Egoyan.

Chaque fois que l'on voit un film tiré d'un livre, on reste persuadé que l'inspiration de base était supérieure ... Je n'ai pas lu " La Vérité du Mensonge " de Rupert Holmes et si le film est brillant demeure intimement convaincue du fait que j'aurais sans nul doute beaucoup plus accroché à la lecture qu'à la projection dont les images sont résolument raccoleuses. Atom Egoyan sait ce qui fait vendre un film et n'hésite pas à en user et abuser allègrement. On pense à un remake extrapolé de The Servant mais aussi au plus récent : Mulholland Drive ...
Les incessants aller-retour dans le temps puisque l'action zigzague entre 1959 et 1974-75 ont tendance parfois à désorienter le spectateur et cela ajoute, il est vrai un supplément de suspense à l'action. Les images sont belles, les interprètes judicieusement choisis mais il n'est pas moins vrai que le malaise s'installe insidieusement, objectif du réalisateur, là aussi. Nous voguons plus ou moins aisément dans ce monde de faux-semblants qui véhicule tous les dangers en une atmosphère aussi glamour que perverse. On se dit alors qu'il est toujours plus prudent d'aborder l'univers du show-business en ménageant une salutaire distance ... mais il est vrai que ce n'est qu'un film
avec Kevin Bacon, Colin Firth, Alison Lohman, Rachel Blanchard, David Hayman plus quelques autres ...
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29.12.2005
Apologie du célibat.
En cette fin d'année, je vais indirectement parler de moi, "une fois n'est pas coutume " ...
Comme tout un chacun, j'ai bien évidemment vécu en couple, durant 15 ans, pas plus et si seul l'inéluctable mit fin à cette situation, je n'eus ensuite plus jamais envie de renouveler l'expérience.
Un jour, un ami d'enfance " et plus car affinités " (physiques du moins) me déclara avec ce que je considérai alors comme une goujaterie incroyable : " Dis-toi bien que l'on vit seule mais que l'on ne vieillit pas seule." Persuadée du bien fondé de son raisonnement, je ne tardai pas à l'éjecter !
Ayant vu mon précédent compagnon passer de l'autre côté je savais plus que quiconque que même accompagné, on meurt seul à moins de se nommer Stephan Zweig et même là ? ...
C'est alors que je commencai à prêter une attention plus particulière à ce que je voyais autour de moi, à enregistrer mentalement tout ce que j'entendais ...
Pour tous ces couples coudoyés chaque jour, combien étaient réellement fusionnels ? Trop souvent, l'un des deux trichait à un moment ou à un autre dans le seul but de se prouver une illusoire indépendance. Il est vrai qu'on ne rêve jamais aussi bien de liberté que lorsqu'on se sait enchaîné ! Or, la plupart passent devant le maire par souci de sécurité et encore plus par manque d'imagination. La trop célèbre " logique féminine " consistant à se mettre sous la protection d'un homme pour ensuite se plaindre de la non équivalence des salaires ou de la non représentativité politique. Quand on fait voeux d'allégeance, se plaint-on du suzerain ? ... Il semble que ce soit presque toujours le cas.
Dans cet article paru le 28 décembre, Libé se penche sur le sort des femmes seules ayant franchi le cap du demi-siècle.
Tandis que des sites web destinés aux séniors fleurissent sur la Toile, au final (je cite) " pour se refaire une seconde (voire troisième ou quatrième) vie à deux, la valeur sûre reste le dancing " Moeurs héritées de nos grand-mères qui elles, avaient la pudeur de se planquer car chacun sait qu'à âge équivalent le chasseur masculin préfère la poulette à la vieille poule ! Une interviewée ajoute : " Comment retrouver un statut, une estime de soi (sic) autrement qu'en trouvant un homme ? " En clair, la femme seule, autonome n'existerait pas. J'hallucine : cette affirmation faisant régresser le cerveau féminin au stade du gallinacé.
Ces femmes ont elles oublié la somme de compromissions que présuppose la vie en couple dont la pierre de touche reste incontestablement ce fameux " devoir conjugal " ? T'as pas envie, moi si et puisque nous sommes mariés ...
Quelle horreur !
Rien que pour cela, vive le célibat qui préserve la dignité à tout âge puisqu'au moins là, quand ça arrive ... c'est qu'on en avait réellement envie. Au fait, seul (e) ou accompagné (e) ...
Bonne fin d'année !
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28.12.2005
Tu m'aimes combien ? ...
L'année se termine. Je m'abandonne au voluptueux plaisir de ne rien faire en dehors du strict minimum. " Miaou, " acquiesce Ts'Eu en une pause au ronron continu. La brillance de son pelage a dû pour venir vers moi emprunter la route de la soie. Petit fragment du paradis terrestre. Mes chats me consolent de toute la petitesse humaine ... L'expérience nous apprend que l'on n'oblige jamais que des ingrats. A contrario, les animaux nous rendent tout au centuple ! Comment alors, à quelques exceptions près, ne pas préférer leur compagnie ? Cette chiennerie d'année se termine. Nous dérivons en direction de la suivante sans savoir si ce sera mieux ou pire ? ... Là, j'ai l'air de travailler pour kodak car il en est ainsi depuis la nuit des temps.
Aujourd'hui mercredi : jour de sortie des magazines de spectacle.
Je vais chausser les confortables bottillons achetés il y a quelques années lors d'un séjour trop bref à Montréal. - " Ma cavale au Canada ... " Pardon, Line ! - Hier, ça dérapait allègrement au carrefour qui enjambe le Canal St-Martin. Je rattrapai de justesse un pourtant athlétique quinquagénaire juste avant qu'il se flanque en pagaille.
-" Merci Madame,
- Je vous en prie, à titre de revanche ... "
et je poursuivis mon chemin, me remémorant l'époque où enfant, je me ruais dehors dès l'apparition de la première neige clouant le bec de celui ou celle qui avait l'imprudence d'ouvrir la porte à mon coup de sonnette suivi d'un tir bien ajusté.
- " Sale gosse ! "
C'était le bon temps !
Rassemblant ce qui me reste de courage, c'est à dire pas beaucoup, je m'élançai donc sur le pavé glissant. De Figaroscope, point, nada, ke pouic ! et comme il s'agit d'un supplément (ce que tout le monde sait depuis longtemps) je me gardai bien d'acheter le journal qui en déclenche la récupération puisque ce dernier attérit systématiquement à la poubelle sans être lu. Sa lecture me mettant les poils au garde-à-vous, autant éviter, car ça fait désordre ! Tout naturellement, je me rabattis sur Libé qui titrait sans complexes : " Noël, revendez vos cadeaux. "
Ah ! je voudrais bien voir cela, par exemple ! - Il fut un temps où l'une des règles élémentaires de bonne éducation consistait à ne pas oublier de laisser bien en évidence, le cadeau qui vous avait été fait, afin d'honorer le généreux donateur lors de ses visites.
Maintenant, on fait comment ? - On se rebranche sur Internet afin de récupérer l'objet en question le temps de sa venue, à titre de revanche, là aussi ? ... En réalité, l'objectif est clair, la mode du cadeau-chèque prend ici ses marques. Tu m'aimes combien ? ... C'est à vous dégoûter de faire preuve d'une quelconque générosité.
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